Le jour où j’ai baisé le Père Noël

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J’ai baisé avec Papa Noël. Non, c’est pas un mauvais remake de Home Alone (Maman, j’ai raté l’avion). Ça m’est vraiment arrivé pendant le Réveillon l’année dernière. A cette époque, j’étais super déprimé et super célibataire. Super déprimé parce que j’étais super célibataire ou peut-être était-ce l’inverse, l’œuf ou la poule (dans kantoutacou il y a une carte où un mec encule une poule avec du blanc d’oeuf, son blanc d’oeuf ? Mais je m’égare un peu là) ? 

Toujours est-il que j’étais bien déprimé d’être sans mec la veille de Noël. Je terminais une partie de Mario Kart avec des gens du monde entier et commençais à rêver éveillé en m’imaginant avec le mec de mes rêves à côté d’une cheminée, nous étions occupés à déballer les cadeaux et à boire du vin rouge en mode lover. La radio qui était allumée et diffusait en boucle des chants de Noël me tira rapidement de ma rêverie. Putain, de retour à Noël et à ma solitude : j’allais encore pas avoir de sexe le matin du 25 décembre, pour la 3ème année consécutive.

Je décidais d’employer la manière forte et d’ouvrir mon bouquin de recettes à cocktails et d'allumer un feu dans ma cheminée pour me faire un peu kiffer quand même.

Au bout de quelques verres, j’entendais un bruit chelou provenant du toit. Genre comme si quelqu’un avait atterri sur mon toit, c’était clairement impossible vu la taille de la maison. On était en train de me cambrioler ou quoi ? Je remarquais aussi qu’il n’y avait plus de feu dans la cheminée. Chelou.

2 secondes plus tard, un mec déboula de la cheminée et s’écrasa à quelques mètres de moi…

Moi “C’est quoi ce bordel ? T’es qui toi ? T’as vraiment pas intérêt à te rapprocher plus ou sinon je te pète les genoux, t’as compris ? Je vais appeler les keufs, je te préviens !”

J’essayais de trouver mon iPhone pour appeler le 17 mais je sentais comme un poids qui m'empêchait de le faire à la vitesse souhaitée : j’étais totalement pété. Putain de cocktails. Tellement relou, c’était pas le bon moment pour me retrouver bourrer devant un cambrioleur. 

Lui : “Ne faites pas çà !”
Moi : “Pas quoi fdp ?” 
Lui : “N’appelez pas la police !” 
Moi : “Et pourquoi stp ?”
Lui : “Parce que je ne suis pas là pour vous faire du mal” “Je suis là pour vous offrir quelque chose.”

Je devais renvoyer un visage finalement plus apaisé et positif, car il me fit un sourire. Il se releva, se dépoussiérera et à cet instant je remarquai qu’il était habillé en Père Noël. Mais en pas en mode gros monsieur de la soixantaine, plus salle de sport bien foutu avec une combinaison moulant ses muscles. Beau gosse en plus. Mais bon le mec était chez moi, sans aucune raison valable. Il allait peut-être me tuer ou me voler.

J’avais finalement réussi à choper l’iPhone et étais sur le point d’appeler les condés. Au moment d’appuyer sur le bouton “appeler”, un truc bizarre se produisit : l’appel ne se lançait pas, malgré plusieurs tentatives.

Moi : “Me tue pas poto ! Prends ce que tu veux, mais me fait pas de mal.”
Lui : “Ce que je veux prendre c’est toi petite salope ! J’men fous du reste !” 

Je comprenais plus rien, j’avais jamais vu ce type de ma vie et voilà qu’il voulait me baiser. Il se rapprochait de moi sans pression. 

Moi : “Mais t’es ouf toi ! Te rapproche pas plus ! T’avise pas de me toucher, je te connais même pas !”

Je commençais à sérieusement envisager de lui balancer mon tel à la gueule, histoire de le calmer un peu.

Lui : “Pas la peine de faire ça Moïse, tu sais très bien que je ne suis pas là pour te faire du mal car tu sais très bien qui je suis. Tu me connais depuis que tu es minot. Je suis le Père Noël.”

Comment te dire ? C’est comme si ma mâchoire se détachait de mon visage : le mec connaissait mon prénom !! Je devais avoir l’air complètement con à le regarder comme un miracle. 

Moi : “Attends, comment tu connais mon nom ? Je te connais pas, je t’ai jamais vu ! T’es un stalkeur ? Un #banlancetonporc ? Un voleur ? Tu vas me tuer ?”

Il laissa s’échapper un rire qui transpirait la bonté et les marrons glacés. J’étais un peu rassuré d’un coup. 

Lui : “Mais non poussin, je viens pour te (il commença à me tutoyer) remonter le moral, je t’ai dit que j’étais le Père Noël, t’as déjà oublié ?”
Moi : “LOL. Le Père Noël c’est pour les gamins. J’ai 21 ans j’y crois plus depuis belle lurette”
Lui : “Je peux t’assurer que je suis tout ce qu’il y a de réel. Et bien monté si tu veux tout savoir. Si tu me crois pas, t’as qu’à te rapprocher et me toucher.”

Putain, mais c’était quoi cette soirée de ouf ?  J’étais sur le point de me taper le Père Noël. Je commençais à me demander si j’étais pas en train de faire un rêve conscient : un rêve où tu sais que tu rêves.

Je le matais maintenant de la tête aux pieds, il ne bougeait pas. J’étais désormais totalement rassuré. Il me regardait comme si j’étais le mec le mieux gaulé de la Terre alors que j’étais habillé dégueu : un bas de jogging et un t-shirt “Pokémon”. 

Même si j’avais toujours eu un bon booty je m’étais ni lavé, ni épilé l’anus depuis quelques mois. C’est bon, pas la peine de me juger, j’étais un célibataire endurci, je pensais pas que j’allais baiser avec le petit Papa Noël le soir du 24. 

Il me regardait avec un regard qui puait le sexe : il avait envie de moi de ouf. L'énergie sexuelle était palpable. Puisque j’étais beaucoup plus en confiance et qu’il y avait des chances pour que je sois en train de rêver, je me suis dit que je pouvais le faire sans trop de risques.

Je me rapprochais de lui, il sentait super bon. Je remarquais qu’il était pas aussi blanc que sur les représentations communes : on aurait dit qu’il revenait de vacances. En hiver le bâtard. Je commençais à le toucher, il avait la peau super douce pour un type qui se tape autant de kilomètres de vent dans la gueule chaque année pour distribuer ses cadeaux. 

Moi (embarrassé) : “Ça fait longtemps que j’ai pas été touché par un mec.” 
Lui : “Je sais que ça date, je suis le Père Noël hein. Mais ça va bien se passer, c’est comme le vélo, ça s’oublie pas vraiment.” 

Je commençais à sentir sa bite grossir contre mon ventre. Il mentait pas le bougre, il était bien monté. J’imaginais son sexe en moi, je bandais aussi. Il se pressa un peu plus contre moi et m’enserra avec ses bras. On s’embrassa quasi-instinctivement, avec plein de salive, comme au collège. Sa langue envahissait ma bouche. C’était tellement ouf comme sensation que j’ai explosé dans mon slip direct. 

Il s’arrêta un moment. Puis, sans me demander mon avis, se déshabilla. Il était parfait, enfin parfaitement sculpté. Il avait la barbe et les cheveux bruns, un type plus méditerranéen que polaire. Il était assez poilu de partout, et j’adore les poils. J’étais aux anges. Je me faisais la réflexion qu’il n’avait vraiment rien à voir avec l’image du Père-Noël que nous vend Coca-Cola.

C’était trop pour être vrai, je me pinçais pour vérifier à quel point le rêve était bien foutu.

Mon regard descendit vers son entrejambe, et là surprise : les poils pubiens ressemblaient à une sucrerie de Noël, moitié rouges moitié blancs, entrelacés. Wow.

Moi : “Mais c’est quoi ces poils bordel ? LOL”
Lui : “Ça s’appelle un pénis Moïse. Un pénis en érection.”
Moi : “Non mais je sais ce qu’est un pénis quand même, je parle de tes poils couleur WTF !”
Lui : “Ah ça… ben je suis le Père Noël !” 
Moi : “D’accord…”

Tout d’un coup ses poils se tintèrent couleur brune comme par enchantement, comme pour me faire plaisir. Dinguerie. Mais bon, mon regard se concentrait de plus en plus sur autre chose : sa bite. Elle était énorme. Ça allait peut-être me fendre en deux.

Lui : “Suce-moi Moïse.”

Malgré son ton un peu agressif, j'obtempèrai et commençai à le pomper ardemment. Je bandais à nouveau.

Lui : “Putain, c’est trop bon ! Tu te démerdes super bien, tu vois !”

A  ce moment-là, alors que son sexe allait tout donner dans ma bouche et que je pensais qu’il allait éjaculer puis repartir rapidement dans son traineau, il s’arrêta et me demanda de me relever et d’aller vers le bar de la cuisine. Je m'exécutai.

Il prit mes mains pour les placer sur les rebords du bar. Son sexe bandait moins mais était toujours en état de fonctionner si besoin. Il se baissa, m’embrassa les cuisses, et mis son pouce dans mon anus pour le masser. Au bout d’un moment, alors je sentais son doigt assez loin en moi (ce qui me provoquait une assez vive érection), il le retira.

Il se releva et enfila une capote. Il fit ensuite entrer son sexe sans que je sente une once de douleur. Au bout de quelques va et viens, je sentais que j’allais jouir à nouveau. Impossible de résister. Et c’est ce qu’il se passa. J’aspérgeais le parquet de mon appart avec ma semence.

Et à ce moment précis, aussi bizarrement qu’il avait débarqué, le Père Noël disparaissait laissant une fumée blanche s’échapper de la cheminée. Je me précipitais presque instinctivement à la fenêtre et pouvait apercevoir la même fumée blanche faire comme un arc dans le ciel sombre de cette nuit du 24 au 25 décembre 2016.

Voilà, je viens de te raconter l’histoire où j’ai baisé le Père Noël.